jeudi 22 mars 2012

La femme qui me buttine

On ne choisit pas sa nature et on ne chasse pas le naturel car il revient au galop! Moi je reste nature car elle trotte, cette monture, dans mes pensées, comme des chemins qui s'entêtent.

Ma nature à moi est clairement décidée depuis cet acte de jeune garçon. En maternelle, premiers émois, je prends mon courage à deux mains et je demande à cette fille de ma classe de m'attacher sur la grille qui se trouve dans la cour de récréation. Je suis tout émoustillé. Je ne sais plus où avais-trouvé une si belle corde, bien épaisse. Je pense qu'elle avait servi à un jeu de 'tug of war'. Après deux minutes de négociation, Ma Princesse de ce jour s'exécuta. Cela était sans aucun doute le summum de mes cing six ans d'existence. Un désir profond comme un puit, allait se remplir de son eau, enfin! Malheureusement, avant que les liens soient noués, la maitresse, d'école celle là, intervenait.

Ah le coup dur! Ah mes actes manqués dixit Goldman. 15 ans plus tard, je demandais une deuxième fois. Cette nouvelle femme est ma première 'petite amie', et elle n'est pas tout à fait à l'aise, la gynarchie pas dans son lexique, le bondage pas dans ses cordes. Ah, toujours une résistance, une veilleuse mal veillante, un faucheur de destin. 

Alors à quoi bon ...

Car dans mon ventre comme un soleil,
Rayonne le vide, l'avide de plein, le si servile
Je rêve la claque sensuelle qui claque facile
Pris dans l'étoile, étau étroit, comme une abeille,
L'astre me pioche me viole, me vide,
Une fois dépouillé j'aurais trouvé mon Guide,
Ma sève, chaire butin, sur sa botte divine,
La Femme est une fleurdome qui me butine.

Et c'est sous ce premier jet, que je lape avidement, que se ferme  le premier paragraphe de ce blog née ce jour de printemps à Paris. Il est temps d'aller voir dehors si j'y suis.